Lettre BiotechInfo 3.0

 

Le Pr Luc Montagnier, prix Nobel pour la découverte du virus du sida, intervenait lors d’un colloque à l’Unesco le 8 octobre dernier, introduit par Cédric Villani, pour présenter ses travaux sur la mémoire de l’eau, reprenant ceux de Jacques Benveniste qu’il considère comme “le Galilée du XXème siècle”.

Une publication sur les hautes dilutions d’anticorps (anti-IgE) nécessaires à déclencher la dégranulation des basophiles dans la revue Nature en 1988 avait valu à ce dernier une réputation sulfureuse, entraînant sa mise à l’écart de la communauté scientifique.

Le Pr Montagnier qui l’avait soutenu dès cette époque, a voulu reprendre en 2005 le dispositif expérimental mis au point par ce médecin immunologiste reconnu. Avec Jamal Haïssa, ancien collègue du Dr Benveniste, il a pu reproduire l’expérience dont le chercheur avait obtenu des premiers résultats positifs qui suscitèrent des controverses. Une expérience devenue depuis de la routine pour le Pr Montagnier, qui poursuit ses recherches sur les co-facteurs (bactéries) du virus du sida et autres maladies chroniques avec des financements privés.

Devant les caméras de France 5 (reportage paru en juillet 2014), les chercheurs présentent une investigation en double aveugle. Des tubes sont remplis avec différentes dilutions de fragments d’ADN, extraits du plasma de patients infectés par le sida, dans de l’eau stérile (soumises à un effet vortex) ; la solution est placée sur un capteur qui enregistre les variations du champ électromagnétique, les amplifie et les numérise sur un support informatique.

TRANSDUCTION

Les ondes lues par l’ordinateur sont transmises dans un tube d’eau pure inséré dans un bobinage métallique.

« On laisse l’eau écouter cette “musique” pendant environ une heure. C’est une expérience très simple » commente le Pr de physique Giuseppe Vittelio. L’utilisation de la PCR (réaction en chaîne polymérase), un outil qui permet à partir d’un fragment d’ADN de reconstituer un ADN complet, fait apparaître des bandes d’ADN à partir de la seule information contenue dans l’eau. Et ô surprise : les séquences obtenues sont identiques à 98% aux séquences parisiennes.

« La molécule d’eau est donc instruite par la molécule d’ADN, l’eau a gardé des traces, ce sont des faits établis » affirme le Pr Montagnier. Or, pour la physique classique, l’eau n’émet pas d’ondes. Marc Henry, physicien de l’Université de Strasbourg, pose l’hypothèse suivante : « Si on raisonne en nombre de molécules, notre corps est composé à 99% d‘eau, les 1% restant étant des molécules de calcium, d‘ADN, de magnésium, de protéines. Si la cellule est à l‘échelle du micron là où s‘applique la physique classique, la molécule d‘ADN est à celle du nanomètre, dans une dimension où règne la physique quantique. L‘atome est considéré à la fois comme une particule et comme une onde. »

Basculer dans une nouvelle médecine où l’on soignerait avec des fréquences d’ondes et de l’eau, les perspectives sont inouïes. Verrons-nous un jour l’avènement de la « biologie informatique » dont Jacques Benveniste avait décrit les prémisses ?

I THÉRÈSE BOUVERET RÉDACTRICE EN CHEF DE BIOTECH INFO 3.0

“On a retrouvé la mémoire de l’eau”- France 5 : https://www.youtube.com/watch?v=jh5Mf6lhr5I