À cinq mois de l’élection présidentielle, les entreprises du médicament dessinent un futur système de soins boosté aux biotechnologies. Sur l’écran géant adapté aux proportions de la salle, le nom de l’événement surplombe les spectateurs au rythme des basses : « Présidentielle 2017 : la santé candidate ! » Si l’organisation de la deuxième université des entreprises du médicament (Leem) n’a rien à envier à un meeting de campagne, c’est parce que les ambitions des industriels sont à la hauteur : présenter au futur président de la République une feuille de route en matière de santé. Et les biotechnologies y figurent en bonne place. À travers la « garantie d’un accès aux meilleurs soins », le Leem espère un renforcement du système des autorisations temporaires d’utilisation (ATU) et des recommandations temporaires d’utilisation (RTU) qui pourraient faire l’objet d’un plafonnement par le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2017. Or, le lobby voit dans leur assouplissement l’opportunité pour les patients d’accéder de manière précoce à des traitements comme la thérapie génique à l’instar du programme de stimulation cérébrale profonde mené à l’hôpital Henri Mondor dans […]

Accès restreint

Vous devez être abonné(e) et connecté(e) pour lire la suite

Déjà abonné(e) ? Identifiez-vous

S'abonner Acheter 4.99 €