La douleur neuropathique est une maladie chronique invalidante qui touche 4 millions de personnes en France. Elle est liée à une atteinte des nerfs périphériques, provoquée par exemple par le diabète, le zona, certains cancers ou des traumatismes accidentels. Elle peut aussi être consécutive à une intervention chirurgicale. Mais les mécanismes qui sont responsables de cette pathologie sont encore mal compris et sa prise en charge, via l’administration d’antidépresseurs ou d’épileptiques faute de mieux, peu satisfaisante. Une équipe de recherche française vient de découvrir que la FLT3 (Fms-like tyrosine kinase 3), une molécule produite par les cellules souches hématopoïétiques et impliquée dans différentes fonctions sanguines, joue un rôle majeur dans l’apparition de cette atteinte neurologique. Lorsqu’un nerf est touché, les cellules immunitaires affluent par voie sanguine au niveau de la lésion et libèrent une molécule, la cytokine FL, qui active les récepteurs FLT3 situés sur les terminaisons nerveuses. S’en suit dans le système nerveux une réaction en chaîne. FLT3 induit et maintient la douleur en agissant en amont sur d’autres constituants du système sensoriel qui rendent la douleur permanente. […]

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